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CHRONIQUE D’IMENE · Amour & traditions

Deux cultures, deux confessions… comment compose-t-on un seul mariage ?

La cérémonie, les traditions, les proches… et mes propres questions de grande romantique.

Bon, cette question ne me touche évidemment pas du tout personnellement… Je viens simplement d’une famille attachée à ses traditions, et mon compagnon et moi sommes de confessions différentes. Un hasard si le sujet arrive ici, vraiment.

Alors forcément, je me pose des questions. Quelle cérémonie choisir ? Quelles traditions partager ? Comment faire plaisir à nos familles tout en imaginant une journée dans laquelle on se sente bien tous les deux ?

Vous voyez, moi, j’adore les cérémonies. Un beau décor, des fleurs, les personnes qu’on aime, un regard qui en dit long… Oui, un peu comme dans les films. Je suis de la génération Les Frères Scott, des grandes déclarations et de la musique qui arrive exactement au moment où l’on essaie de retenir ses larmes.

Forcément, je suis très, très fleur bleue. Mon compagnon, un peu moins. Je pense qu’on n’a pas regardé les mêmes épisodes.

J’aime particulièrement les cérémonies laïques. Cette liberté de raconter son histoire avec ses propres mots. Un proche qui prend la parole, une voix qui tremble, un fou rire au milieu des larmes. Je trouve tellement beau de prendre ce temps pour se dire pourquoi on s’aime, entourés des personnes qui comptent.

Et les cérémonies religieuses me touchent énormément aussi. Quelle que soit la religion, je suis sensible à la beauté des lieux de culte, à leur lumière, au recueillement, aux gestes transmis depuis des générations. Il y a quelque chose de bouleversant dans ces moments, même lorsqu’on en découvre les traditions.

Alors oui, je peux trouver tout cela magnifique… et ne pas savoir immédiatement ce qui nous correspondrait.

Parfois, je me dis qu’on pourrait partir loin, tous les deux, et se dire oui dans un endroit magnifique. Moins de questions, moins de stress. Enfin, je garderais quand même les fleurs et la belle vue. Il ne faut pas me demander de renoncer à tout.

Et puis je pense aux gens que j’aime. À leurs visages, à leurs mots, à ce que je ressentirais de les avoir près de nous. Et là, je les veux avec nous. Même si je sais que leur présence ajouterait autant d’émotion que de petites inquiétudes : est-ce que chacun se sentira à l’aise ? Est-ce qu’on aura trouvé une place pour ce qui compte vraiment ?

Je crois que cela commence par une conversation à deux. « Qu’est-ce que tu aimerais vivre ce jour-là ? » Et surtout : « Pourquoi est-ce important pour toi ? »

Derrière une tradition, il peut y avoir un souvenir d’enfance, une conviction, un lien avec ses parents. On peut avoir envie de la partager, besoin de mieux la comprendre ou ne pas se sentir à l’aise avec certains aspects. J’aimerais qu’on puisse se le dire avec tendresse, sans que chaque hésitation devienne une preuve d’amour à fournir.

Pour une cérémonie religieuse, rencontrer les personnes qui pourraient la célébrer permet de connaître les possibilités et la place de chacun. Pour une cérémonie laïque, on peut chercher les mots et les moments qui nous touchent, même si cette façon de célébrer est nouvelle dans nos familles.

Puis viennent le repas, les boissons, les musiques… Toutes ces attentions qui permettent d’accueillir nos proches et de leur faire découvrir un peu de l’histoire de l’autre. Quelques mots pour expliquer une tradition, une attention aux habitudes de chacun : cela peut aider tout le monde à profiter du moment plus sereinement.

Je n’ai pas encore toutes les réponses pour moi-même. Mais je me dis que d’autres couples doivent aussi hésiter entre « partons tous les deux, ce sera plus simple » et « j’ai tellement envie qu’ils soient là ».

Et puis je m’imagine danser avec mes parents, mes sœurs, mes copines. Dans ma famille, je suis la petite dernière. Alors je pense que me voir me marier, ça va leur faire quelque chose… même à ceux qui se moquent gentiment de mon côté fleur bleue. Je les vois, les sensibles qui font les malins.

Mais une danse avec mes parents, mes sœurs près de moi, mes copines qui rient et qui s’émeuvent… quand j’y pense, j’ai tellement envie de vivre ça avec eux. De pouvoir les serrer fort dans mes bras après la cérémonie, même si personne n’arrive à finir sa phrase.

Alors oui, partir à deux serait peut-être plus simple. Mais tous ces visages me manqueraient terriblement.

Et puis, pour une fois qu’on pourra vérifier qui est vraiment le plus fleur bleue de la famille… ce serait dommage de partir sans eux.

— Imene, Maison SIMÉ

LA QUESTION DE LA SEMAINE PROCHAINE

Peut-on avoir hâte de se marier… et redouter d’être au centre de l’attention ?

L’entrée, les regards, les photos : comment vivre cette journée quand on aime la discrétion ? Je vous répondrai dans la prochaine chronique.

ET SI ON COMMENÇAIT ?

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Échangeons sur vos envies, votre date et la façon dont je peux vous accompagner.

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